Ceci est un titre.


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au revoir *

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# Posté le jeudi 18 octobre 2007 12:10

T'en a pas marre de toujours avoir tort ? Si desfois. Aucun rapport

T'en a pas marre de toujours avoir tort ? Si desfois. Aucun rapport
J'ai imaginé le texte ci-dessous hier et je l'ai écrit ce matin. Ce sera, peut-être si j'ai assez de courage x), le premier chapitre d'un livre. Ou une sorte d'introduction. Je verrais =P Je sais déjà ce qui va passer dans le deuxième et troisième chapitre, si si x)
Si vous le lisez et que vous donnez votre avis, soyez critiques =) Ca ne peut que me faire progresser !
Merci de ne pas le reprendre ;-)
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Il courait, courait à en perdre haleine, il ne pouvait s'arrêter, parcourant des couloirs blancs qui n'en finissaient pas, passant des portes qui paraissaient innombrables. Il s'arrêta à peine à l'accueil pour demander le numéro de la chambre. Chambre 292. Les deux chiffres porte-bonheur de Kate. Quelle ironie.
Il arriva devant la porte, il n'osait pas rentrer, effrayé déjà. Il caressa du bout des doigts les chiffres en plastique bleu, priant pour elle, pour lui, pour eux. Il ne priait jamais mais là ... Ses doigts se posèrent sur la poignée qu'il actionna, il franchit le seuil de la porte. Elle était là, face à lui. Elle était pâle, les quelques mèches brunes qui lui entouraient si joliment le visage habituellement, étaient collées entre elles et à son front par la sueur. Ses yeux marrons avaient perdus leur éclat qui les rendaient si beaux. Mais pourtant, il la trouvait plus belle que jamais. Elle esquissa un fin sourire quand elle vit Owen. Il s'approcha et s'assit, il n'était plus qu'a à peine quelques centimètres d'elle. Il lui sourit, ce n'était pas un de ses sourires condescendants qu'on réservait souvent aux malades, mais un sourire franc, charmeur, comme à son habitude. Il l'aimait, elle ne pouvait le quitter. Il l'embrassa.
- Je ne suis pas vraiment présentable, dit-elle d'un ton triste mais il sentait qu'elle s'en moquait. Elle était belle sans pourtant s'en intéresser.
- Tu es et tu seras toujours magnifique mon ange, même quand on aura tous les deux passés les 70 ans et que tu seras à moitié gaga.
C'est après avoir dit ça qu'il se rendit compte que quelqu'un venait d'entrer, une infirmière. Elle leur adressa quelques vagues excuses pour les avoir dérangés. C'était elle qui devait s'occuper de Kate. Il se leva prêt à sortir quand l'infirmière lui notifia qu'il pouvait rester.
Je sais, oui. Je vais juste me prendre un café, je reviens dans quelques minutes.
Il embrassa encore une fois Kate et sortit, refermant la porte à laquelle il s'adossa quelques secondes, fermant les yeux, pensant à tout ce qu'ils avaient déjà vécu et ce qu'ils vivraient encore, ou tout au moins, ce qu'ils avaient prévus de vivre. Il ouvrit les yeux et se dirigea vivement vers la machine à café qu'il avait cru voir, il y a une quinzaine de minutes. Elle était bien là. Sans y faire attention, sachant qu'il ne risquait pas de boire un Irish coffee, il prit un des cafés que proposait la machine. Il le but rapidement, et jeta le verre en plastique. Il retourna vers la 292 dont la porte était ouverte. Il y avait la mère et le frère de Kate qui venaient sûrement d'arriver. Ils pleuraient tous deux. Kate le regarda et ferma les yeux.
Owen resta au seuil de la porte, figé. Ce regard ... Si triste et qui paraissait si plein de souvenirs lui apparaissait, tandis que les larmes s'écoulèrent sur son visage. Il alla à côté de Kate, lui prit la main, qui était déjà presque froide. Elle était morte. Maladie foudroyante. Et lui aussi. Maladie d'amour.

# Posté le mercredi 08 août 2007 03:14

Modifié le samedi 17 novembre 2007 17:40